vendredi, avril 4, 2025

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Portrait

Qui est Hicham Jerando ?

Né le 14 octobre 1976 à Ribat Al-Kheir, Hicham Jerando a grandi dans des conditions modestes. Contrairement à de nombreux Marocains qui ont surmonté les défis sociaux par le travail acharné, il a opté pour des chemins souvent troubles. Voici le récit de son parcours tumultueux, marqué par des contradictions, des échecs professionnels, et des pratiques douteuses.

Les débuts d’un parcours académique flou

En 1996, Hicham Jerando s’inscrit à l’Université de Fès pour une licence. Selon son propre témoignage, il n’a pas obtenu ce diplôme, bien qu’il prétende le contraire sur son profil LinkedIn. Plus tard, il affirme avoir étudié à HEC Montréal, bien qu’il n’y ait suivi qu’un microprogramme en relations publiques à distance. Il exhibe également un prétendu MBA de l’Université de New York, une affirmation sans fondement.

Des récits incohérents sur son départ du Maroc

À la fin des années 1990, Jerando quitte le Maroc. Ses récits varient : tantôt il aurait voyagé grâce à une société de logistique, tantôt il prétend avoir enseigné l’anglais en Libye pour l’ONG « Teachers Without Borders », fondée en 2000, soit plusieurs années après les faits allégués.

Échecs professionnels au Maroc

De retour au Maroc en 2003, Hicham Jerando ouvre un commerce de cassettes et CD piratés à Fès, une aventure qui échoue rapidement. En 2005, il se lance dans l’immobilier en intégrant KLK Invest. Malgré un salaire confortable et des avantages notables, il quitte l’entreprise en 2008 après des accusations d’escroquerie, ayant prétendument détourné près de 900 000 dirhams.

En février 2009, il fonde avec des associés l’entreprise Capital Gold Invest à Mohammedia. Là encore, l’entreprise s’avère un échec, accumulant des dettes importantes, dont une saisie conservatoire de 272 479 dirhams en 2021.

Un mariage d’intérêt et une relocalisation au Canada

Marié à Naima Diyane, issue d’une famille opérant dans le textile, Hicham Jerando bénéficie d’un point d’entrée au Canada. Il y multiplie les activités précaires tout en tentant de construire une image de militant anticorruption.

Faillite et pratiques douteuses au Canada

Les échecs s’accumulent pour Hicham Jerando, qui finit par se tourner vers une chaîne YouTube pour diffuser des propos polémiques, notamment contre des responsables marocains. En décembre 2024, la Cour canadienne l’a condamné à supprimer des vidéos diffamatoires visant un magistrat marocain, Abderrahim Hanine.

En janvier 2025, il fait face à une nouvelle poursuite au Québec pour des menaces de mort contre Najim Bensami, conseiller au ministère de la Justice marocain.

Des attaques diffamatoires sur les réseaux sociaux

Avec plus de 659K abonnés sur ses plateformes, Jerando utilise sa visibilité pour propager des accusations sans fondement. Sa dernière vidéo, publiée le 22 janvier 2025, s’attaque à Abdellatif Hammouchi, Directeur Général du pôle DGSN-DGST, en avançant des allégations fallacieuses sur sa carrière. Ces diatribes, truffées de vulgarités, ont été largement dénoncées pour leur manque de crédibilité.

Hicham Jerando Abdeallatif Hammouchi

A Lire : Au Maroc, Hamid El Mehdaoui : Manipulation choquante de l’information et fausses preuves

Un militantisme intéressé ?

Ces dernières années, les liens de Hicham Jerando avec le régime algérien ont fait l’objet de nombreuses spéculations et témoignages. Profitant des tensions régionales entre le Maroc et l’Algérie, Jerando aurait trouvé un financement lucratif en échange de ses attaques contre les institutions marocaines et ses responsables. En diffusant des contenus diffamatoires et polémiques, il s’inscrit dans une campagne de propagande orchestrée par le régime militaire algérien, qui exploite sa visibilité pour nuire à l’image du Maroc à l’international. Cette collaboration, motivée par des intérêts financiers, pose des questions sérieuses sur l’intégrité de ses revendications et son prétendu militantisme anticorruption.

Hicham Jerando incarne le parcours d’un opportuniste ayant échoué à bâtir une carrière stable, et qui utilise aujourd’hui les réseaux sociaux pour propager la désinformation, insulter des responsables marocains, et attirer l’attention à des fins lucratives. Un personnage controversé, dont les actes posent des questions sur l’éthique et la responsabilité dans l’usage des médias numériques.

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